📌Contexte & Problématique
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGM) affecte de nombreuses femmes, et l'œstrogénothérapie vaginale, bien qu'efficace, doit être utilisée avec prudence chez celles présentant des contre-indications, soulignant le besoin d'alternatives thérapeutiques efficaces.
🧪Méthodologie
Revue systématique et méta-analyse d'essais cliniques randomisés (ECR) comparant le traitement par laser vaginal à l'œstrogénothérapie vaginale chez des femmes adultes atteintes de SGM. Les bases de données PubMed, Embase et Cochrane Library ont été consultées. Les données ont été extraites indépendamment par deux investigateurs. Le risque de biais a été évalué à l'aide de l'outil Cochrane. Un modèle à effets aléatoires a été utilisé pour regrouper les données. Les principaux critères de jugement comprenaient des scores basés sur des questionnaires (VAS, VHI, VMI, FSFI, SQ-F) et l'évaluation des symptômes urinaires.
📊Résultats Clés
L'analyse a inclus 6 ECR portant sur 270 femmes atteintes de SGM (135 randomisées pour le laser, 135 pour l'œstrogène). Aucune différence significative n'a été constatée entre le laser au dioxyde de carbone et l'œstrogène vaginal pour les scores globaux VAS, VHI, VMI, FSFI et SQ-F (basé sur 1 étude) entre le début de l'étude et la fin du suivi. Aucune différence n'a non plus été observée concernant les changements des symptômes urinaires entre les groupes.
🩺Impact Clinique
Cette revue systématique et méta-analyse suggère que le traitement par laser vaginal offre une amélioration des symptômes génito-urinaires similaire à celle obtenue avec l'œstrogénothérapie vaginale. Le laser vaginal pourrait constituer une option thérapeutique potentielle pour les femmes ayant des contre-indications à l'œstrogène vaginal, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ce rôle.