📌Contexte & Problématique

Les femmes subissant une chirurgie reconstructrice pelvienne (pour prolapsus ou incontinence) développent fréquemment une rétention urinaire postopératoire nécessitant une gestion par cathéter, ce qui augmente le risque d'infection urinaire.

🧪Méthodologie

Essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, mené dans cinq institutions universitaires. Des femmes présentant une rétention urinaire après chirurgie pelvienne ont été randomisées pour recevoir soit de la nitrofurantoïne orale quotidienne (100 mg) pendant le cathétérisme (demeure ou auto-sondage intermittent), soit un placebo. Le critère principal était l'incidence d'une infection urinaire symptomatique confirmée par culture dans les 6 semaines post-chirurgie.

📊Résultats Clés

Sur 151 participantes analysables, l'incidence de l'infection urinaire confirmée par culture était similaire dans le groupe nitrofurantoïne (17,3%) et le groupe placebo (17,1%) (RR 1,01, IC 95% 0,50-2,04, P=0,97). Les symptômes indésirables potentiellement attribuables au traitement étaient également similaires (68% vs 61%, P=0,34). La résistance à la nitrofurantoïne a été identifiée dans 7 cultures (4 groupe nitrofurantoïne, 3 groupe placebo). Seulement la moitié des épisodes symptomatiques ont été confirmés comme infections urinaires par culture.

🩺Impact Clinique

La prophylaxie quotidienne par nitrofurantoïne n'a pas réduit l'incidence de l'infection urinaire confirmée par culture chez les femmes présentant une rétention urinaire gérée par cathéter après une chirurgie reconstructrice pelvienne. Une culture d'urine est essentielle car les symptômes seuls ne suffisent pas pour diagnostiquer une infection urinaire dans ce contexte.