📌Contexte & Problématique
Les pessaires sont utilisés pour traiter le prolapsus des organes pelviens ou l'incontinence urinaire chez les femmes. L'étude évalue l'impact de différents intervalles entre les visites de suivi sur le développement d'anomalies épithéliales vaginales.
🧪Méthodologie
Essai randomisé, non-infériorité, mené en cabinet. Des femmes adultes utilisant un pessaire (anneau, Gellhorn ou incontinence dish) pour un prolapsus ou une incontinence ont été randomisées en deux groupes : suivi toutes les 12 semaines (groupe routine) ou toutes les 24 semaines (groupe étendu). Le critère principal était le taux d'anomalies épithéliales vaginales (rupture ou érosion) à la visite finale (48 semaines). Une marge de non-infériorité de 7,5% était prédéterminée.
📊Résultats Clés
130 patientes ont été randomisées (64 routine, 66 étendu). Les groupes étaient similaires sauf pour le type de pessaire. Le taux d'anomalies épithéliales à 48 semaines était de 7,4% dans le groupe routine et 1,7% dans le groupe étendu, démontrant la non-infériorité du suivi à 24 semaines (différence -5,7 points de pourcentage, IC 95% -7,4 à -4). La durée accrue d'utilisation du pessaire et un historique d'anomalies antérieures étaient associés à l'apparition d'anomalies. Aucun autre événement indésirable lié au pessaire n'est survenu.
🩺Impact Clinique
Chez les femmes utilisant certains types de pessaires et recevant des soins en cabinet, un suivi de routine toutes les 24 semaines est non-inférieur à un suivi toutes les 12 semaines en termes d'incidence d'anomalies épithéliales vaginales. Cela suggère que des intervalles de suivi plus longs peuvent être sûrs et appropriés pour certaines patientes.