📌Contexte & Problématique

Estimer le risque de cancer de l'ovaire et du sein associé à l'utilisation de contraceptifs oraux (CO) chez les femmes présentant un risque élevé de ces cancers, soit en raison de mutations BRCA1/2, soit d'antécédents familiaux marqués.

🧪Méthodologie

Revue systématique et méta-analyse d'études publiées entre 2000 et 2012, identifiées via diverses bases de données (PubMed, Embase, Cochrane, ClinicalTrials.gov). Les études sélectionnées évaluaient l'association entre l'utilisation de CO et le risque de cancer du sein ou de l'ovaire chez les femmes porteuses de mutation BRCA1/2 ou ayant des antécédents familiaux marqués.

📊Résultats Clés

Chez les porteuses de mutation BRCA1/2, la méta-analyse a mis en évidence une association inverse significative entre l'utilisation de CO et le risque de cancer de l'ovaire (OR 0,58 ; IC 95 % 0,46 à 0,73) et une association non statistiquement significative avec le risque de cancer du sein (OR 1,21 ; IC 95 % 0,93 à 1,58). Ces résultats étaient similaires pour les mutations BRCA1 et BRCA2 analysées séparément. Pour les femmes avec antécédents familiaux sans mutation identifiée, l'hétérogénéité des données n'a pas permis de réaliser de méta-analyse ou de dégager une tendance claire.

🩺Impact Clinique

Les résultats suggèrent que les associations entre l'utilisation de contraceptifs oraux et les risques de cancer de l'ovaire et du sein chez les femmes porteuses de mutations BRCA1 ou BRCA2 sont comparables à celles observées dans la population générale. Cela fournit des éléments pour le conseil et la gestion du risque chez ces femmes à haut risque.