📌Contexte & Problématique
Cette étude vise à déterminer si une analgésie péridurale thoracique (APT) initiée avant l'incision chirurgicale (préemptive) réduirait la sévérité de la douleur aiguë post-thoracotomie, ses effets sur la fonction pulmonaire et la réponse au stress.
🧪Méthodologie
Quarante patients subissant une thoracotomie postéro-latérale ont reçu une APT soit avant (groupe APT préopératoire), soit après (groupe APT postopératoire) la chirurgie. L'analgésie postopératoire a été maintenue par perfusion épidurale de bupivacaïne et de fentanyl. Les scores de douleur, les fonctions pulmonaires, les gaz du sang artériels, les taux de glucose et de cortisol plasmatiques, ainsi que la consommation de fentanyl épidural ont été comparés pendant 48 heures après la chirurgie.
📊Résultats Clés
Le groupe APT préopératoire a présenté des scores de douleur significativement réduits au repos (à 2, 4, 8, 12, 24 et 48 heures) et à la toux (à 4, 8, 12, 24 et 48 heures), ainsi qu'une réduction significative de la consommation de fentanyl épidural (208,6 +/- 49,3 mL contre 260 +/- 28,8 mL, p = 0,001). Ce groupe a également montré une amélioration significative des fonctions pulmonaires par rapport au groupe postopératoire (p < 0,05), à l'exception du volume expiré maximal par seconde à 24 heures et du débit expiratoire de pointe à 48 heures. Les patients du groupe postopératoire étaient plus susceptibles d'avoir une pression artérielle de dioxyde de carbone plus élevée à 4, 8, 12 et 24 heures. Aucune différence statistique n'a été observée pour l'oxygénation, le cortisol ou le glucose.
🩺Impact Clinique
Bien que l'APT préemptive semble réduire la sévérité de la douleur aiguë, préserver la fonction pulmonaire et diminuer les besoins en analgésiques (avec des différences statistiquement significatives), ces différences n'ont pas été jugées suffisantes par les auteurs pour conclure à une différence cliniquement significative entre les groupes.