📌Contexte & Problématique

Le cancer de l'endomètre est l'une des tumeurs gynécologiques invasives les plus fréquentes dans les pays développés et la huitième cause de décès par cancer chez les femmes. Il touche typiquement les femmes dans leur sixième ou septième décennie. Cette revue vise à évaluer les rôles possibles des facteurs génétiques et sociobiologiques dans le cancer de l'endomètre de type I, principalement observé chez les femmes préménopausées et périménopausées ayant des antécédents d'exposition aux œstrogènes et/ou d'hyperplasie endométriale.

🧪Méthodologie

Une revue exhaustive de la littérature (de 1990 à 2007) a été réalisée sur les facteurs de risque modifiables pour le cancer de l'endomètre de type I. Les mécanismes de carcinogenèse, les biomarqueurs, les approches hormonales et biomoléculaires pour la détection, la progression et la surveillance du cancer, ainsi que les facteurs sociobiologiques ont également été examinés.

📊Résultats Clés

Plusieurs caractéristiques sociobiologiques et liées au mode de vie (thérapie de substitution hormonale, index glycémique, obésité, consommation d'alcool, médicaments antipsychotiques, mélatonine, activité physique, variants des gènes du métabolisme hormonal) ont été identifiées comme facteurs de risque pour le cancer de l'endomètre de type I. La majorité d'entre eux sont associés à un excès d'œstrogènes provoquant une stimulation continue de l'endomètre. Un lien génétique avec le syndrome de cancer colorectal sans polypose a été trouvé, mais les associations du risque de cancer de l'endomètre avec d'autres polymorphismes génétiques ont donné des résultats contradictoires. À l'inverse, le tabagisme, l'alimentation, l'activité physique et la production de mélatonine semblent réduire le risque.

🩺Impact Clinique

De nombreux facteurs liés au déséquilibre hormonal, notamment l'obésité, les variations de poids, la taille corporelle, l'alcool, les états hyperandrogéniques, l'index glycémique et les antidépresseurs, influencent le risque de cancer de l'endomètre. L'hyperstimulation de l'endomètre par les œstrogènes endogènes et exogènes est un élément central. Les résultats suggèrent que la modification de certains facteurs (tabac, alimentation, activité physique, mélatonine) pourrait réduire le risque. Davantage d'études sont nécessaires pour explorer les facteurs de risque modifiables et ajoutés.