📌Contexte & Problématique

L'étude vise à comparer, par une méta-analyse, l'exactitude diagnostique de l'échographie (US), de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), de la scintigraphie, de la tomodensitométrie (TDM) et de la tomographie par émission de positons (TEP) dans le diagnostic des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI).

🧪Méthodologie

Les bases de données MEDLINE, EMBASE, CINAHL et Cochrane ont été explorées pour des études évaluant l'exactitude de l'US, de l'IRM, de la scintigraphie, de la TDM et de la TEP pour le diagnostic des MICI, par rapport à un standard de référence prédéfini. Trente-trois études ont été incluses dans l'analyse finale, sur 1406 articles identifiés. Les estimations de sensibilité et de spécificité ont été calculées par patient et par segment intestinal à l'aide d'un modèle à effets aléatoires bivarié.

📊Résultats Clés

La sensibilité moyenne par patient était élevée et non significativement différente entre les modalités d'imagerie (US : 89,7%, IRM : 93,0%, scintigraphie : 87,8%, TDM : 84,3%). La spécificité moyenne par patient était de 95,6% pour l'US, 92,8% pour l'IRM, 84,5% pour la scintigraphie et 95,1% pour la TDM ; la seule différence significative était entre la scintigraphie et l'US (P = 0,009). Par segment intestinal, les sensibilités moyennes étaient plus faibles (US : 73,5%, IRM : 70,4%, scintigraphie : 77,3%, TDM : 67,4%). La TDM s'est avérée significativement moins sensible et spécifique que la scintigraphie (P = 0,006) et l'IRM (P = 0,037) par segment. Aucune différence significative globale dans l'exactitude diagnostique n'a été observée entre les techniques d'imagerie.

🩺Impact Clinique

Aucune différence significative dans l'exactitude diagnostique n'a été observée entre les techniques d'imagerie étudiées. Étant donné que les patients atteints de MICI nécessitent souvent des réévaluations fréquentes de l'état de la maladie, l'utilisation d'une modalité diagnostique n'impliquant pas l'utilisation de radiations ionisantes est préférable.