📌Contexte & Problématique

L'étude visait à synthétiser la littérature pour examiner si l'exposition aux animaux de compagnie (à fourrure) en début de vie est associée à un risque accru d'eczéma.

🧪Méthodologie

Revue systématique de la littérature en recherchant dans MEDLINE et par listes de citations, sans restriction de langue. Les études de cohorte ont été regroupées pour une analyse poolée. Une méta-analyse n'a pas été possible pour les études transversales en raison de l'hétérogénéité.

📊Résultats Clés

Les études longitudinales suggèrent qu'une exposition antérieure aux chats, aux chiens ou à 'tout animal à fourrure' est associée à un risque plus faible d'eczéma (OR poolés entre 0,68 et 0,79). Cependant, dans la seule étude de cohorte ajustée pour le comportement d'évitement (évitant les animaux en raison du risque perçu), cet 'effet protecteur' disparaissait. Une analyse stratifiée par antécédents familiaux a montré un effet protecteur des chiens chez les familles atopiques dans 2 études. Concernant les chats, 1 étude a montré un risque réduit uniquement dans les familles atopiques, l'autre aucun effet. Parmi 8 études transversales évaluant l'exposition passée, 3 ont trouvé un effet protecteur pour les chats, les chiens ou tout animal, et aucune n'a démontré un risque accru.

🩺Impact Clinique

Il n'y a pas de preuve claire qu'une exposition précoce aux animaux de compagnie soit associée à un risque accru d'eczéma ultérieur. Des preuves suggèrent un possible effet protecteur, mais celui-ci pourrait être expliqué par un comportement d'évitement chez les familles à haut risque.