📌Contexte & Problématique

L'essai SOLO1/GOG 3004 a précédemment montré que l'olaparib, un inhibiteur de PARP, administré en traitement d'entretien apportait un bénéfice durable en termes de survie sans progression chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire avancé nouvellement diagnostiqué et présentant une mutation BRCA1 et/ou BRCA2 (BRCA). Cette étude rapporte les données de survie globale (SG) après un suivi de 7 ans, le plus long à ce jour pour un inhibiteur de PARP en première ligne, afin d'évaluer l'impact à long terme.

🧪Méthodologie

Cet essai de phase III en double aveugle a randomisé des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire avancé nouvellement diagnostiqué avec mutation BRCA, en réponse clinique à une chimiothérapie à base de platine. Elles ont reçu de l'olaparib (n = 260) ou un placebo (n = 131) en traitement d'entretien pendant une durée maximale de 2 ans. Une analyse descriptive pré-spécifiée de la SG, un critère d'évaluation secondaire, a été menée après un suivi de 7 ans.

📊Résultats Clés

La durée médiane de traitement était de 24,6 mois avec l'olaparib et de 13,9 mois avec le placebo. Le suivi médian était de 88,9 mois et 87,4 mois respectivement. Le hazard ratio pour la SG était de 0,55 (IC à 95%, 0,40 à 0,76 ; P = 0,0004). À 7 ans, 67,0% des patientes sous olaparib versus 46,5% des patientes sous placebo étaient vivantes. Par ailleurs, 45,3% versus 20,6% étaient respectivement vivantes et n'avaient pas reçu de premier traitement subséquent. L'incidence du syndrome myélodysplasique et de la leucémie myéloïde aiguë est restée faible, et les nouvelles tumeurs primaires étaient équilibrées entre les groupes. La significativité statistique pré-spécifiée n'a pas été atteinte (P < 0,0001 requis).

🩺Impact Clinique

Les résultats indiquent une amélioration cliniquement significative, bien que non statistiquement significative selon les critères pré-spécifiés, de la survie globale avec l'olaparib en entretien chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire avancé nouvellement diagnostiqué et présentant une mutation BRCA. Ces données soutiennent l'utilisation de l'olaparib en entretien pour obtenir une rémission à long terme dans ce contexte, avec un potentiel de guérison potentiellement accru. Aucun nouveau signal de sécurité n'a été observé pendant le suivi à long terme.