📌Contexte & Problématique

La rétinopathie diabétique proliférante (RDP) est une complication avancée du diabète pouvant causer la cécité, caractérisée par la présence de néovaisseaux rétiniens et d'hémorragie du vitré. La photocoagulation panrétinienne (PPR) est le traitement de référence mais a des effets secondaires. Les anti-facteurs de croissance de l'endothélium vasculaire (anti-VEGF), en inhibant la prolifération vasculaire, pourraient améliorer la vision des personnes atteintes de RDP.

🧪Méthodologie

Revue systématique de 23 essais contrôlés randomisés (ECR) incluant 1755 participants (2334 yeux) comparant les anti-VEGF (seuls ou en combinaison avec la PPR) à la PPR seule, à un traitement fictif ou à l'absence de traitement chez des personnes atteintes de RDP. Les données ont été extraites, le risque de biais évalué (RoB) et les résultats analysés par risque relatif (RR) ou différence moyenne (DM) avec intervalles de confiance à 95 %. La certitude des preuves a été évaluée selon la méthode GRADE.

📊Résultats Clés

Les anti-VEGF ± PPR augmentent probablement l'acuité visuelle par rapport à la PPR seule, mais l'amélioration n'est pas cliniquement significative. Ils augmentent probablement la régression des néovaisseaux (régression complète) et réduisent l'hémorragie du vitré. Ils pourraient réduire le besoin de vitrectomie. Ils n'ont peut-être que peu ou pas d'effet sur la qualité de vie. L'impact sur les événements indésirables est incertain (très faible certitude).

🩺Impact Clinique

Les anti-VEGF, souvent en combinaison avec la PPR, montrent des bénéfices par rapport à la PPR seule en termes de régression des néovaisseaux et de réduction de l'hémorragie du vitré et du besoin de vitrectomie, mais l'amélioration de l'acuité visuelle n'est pas cliniquement significative. La sécurité des anti-VEGF dans ce contexte reste à clarifier. Des essais futurs sont nécessaires pour déterminer le schéma optimal d'utilisation des anti-VEGF seuls par rapport à la PPR, avec un suivi plus long.