📌Contexte & Problématique

L'inflammation éosinophilique est impliquée dans la pathogenèse, la sévérité et la réponse au traitement de la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (RSCwPN).

🧪Méthodologie

L'étude de phase 3 OSTRO a inclus 413 patients atteints de RSCwPN sévère, symptomatiques malgré les corticoïdes intranasaux et ayant des antécédents de corticoïdes systémiques et/ou de chirurgie des polypes. Les patients ont été randomisés pour recevoir du benralizumab 30 mg ou un placebo toutes les 4 semaines (3 doses initiales) puis toutes les 8 semaines. Les critères co-primaires étaient le changement du score des polypes nasaux (SPN) et du score de blocage nasal à la semaine 40.

📊Résultats Clés

À la semaine 40, le benralizumab a significativement amélioré le SPN et le score de blocage nasal par rapport au placebo (P ≤ 0,005). Les améliorations sur le score SNOT-22, le délai avant la chirurgie ou l'utilisation de corticoïdes systémiques n'étaient pas statistiquement significatives, bien qu'une amélioration nominale de l'odorat ait été observée (P = 0,003). Des analyses de sous-groupes ont suggéré l'influence de facteurs comme l'asthme comorbide. Le benralizumab était sûr et bien toléré.

🩺Impact Clinique

Chez les patients atteints de RSCwPN, l'ajout de benralizumab au traitement standard a démontré une réduction des polypes nasaux, une diminution du blocage nasal et une amélioration de l'odorat par rapport au placebo.