📌Contexte & Problématique
En raison de la prévalence croissante du diabète, la charge de travail liée à l'œdème maculaire diabétique et à la rétinopathie diabétique proliférante augmente, rendant difficile pour les services ophtalmologiques hospitaliers de répondre à la demande.
🧪Méthodologie
Étude diagnostique prospective, cas-référence, transversale, menée dans 13 cliniques ophtalmologiques du NHS. Participants : Adultes atteints de diabète de type 1 ou 2, précédemment traités avec succès pour un œdème maculaire diabétique ou une rétinopathie diabétique proliférante, et chez qui la maladie pouvait être active ou inactive au moment du recrutement. Méthode évaluée : Interprétation d'images multimodales (tomographie par cohérence optique pour l'œdème maculaire, images du fond d'œil 7 champs ETDRS/champ ultra-large pour la rétinopathie proliférante) par des évaluateurs ophtalmologiques formés. Référence standard : Examen en face à face par un ophtalmologue (biomicroscopie pour la rétinopathie, tomographie par cohérence optique pour l'œdème maculaire).
📊Résultats Clés
Les évaluateurs ont montré une sensibilité de 97 % (IC 95 % : 92-99 %) et une spécificité de 31 % (IC 95 % : 23-40 %) pour détecter l'œdème maculaire diabétique. Pour la rétinopathie diabétique proliférante, la sensibilité était similaire (85-83 %) avec une spécificité de 48-54 %. La nouvelle approche par évaluateurs pourrait permettre des économies par rapport à la prise en charge standard.
🩺Impact Clinique
L'approche par évaluateurs ophtalmologiques semble sûre et rentable pour les patients atteints d'œdème maculaire diabétique. Bien que sa sensibilité pour la rétinopathie diabétique proliférante soit plus faible, elle pourrait être acceptable chez les patients précédemment traités au laser. L'acceptabilité par les utilisateurs doit être prise en compte lors de l'introduction de cette nouvelle approche.