📌Contexte & Problématique

La rétinopathie du prématuré est une cause majeure de cécité infantile. Le traitement conventionnel par laser périphérique est destructeur et n'empêche pas toute perte de vision, notamment en zone I. Les inhibiteurs du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF) sont suggérés comme une option.

🧪Méthodologie

Essai multicentrique prospectif, contrôlé, randomisé et stratifié, comparant le bévacizumab intravitréen (0,625 mg) en monothérapie au traitement conventionnel par laser chez des nourrissons atteints de rétinopathie du prématuré de stade 3+ en zone I ou zone II postérieure. L'outcome primaire était la récidive de la rétinopathie nécessitant un nouveau traitement avant 54 semaines d'âge postmenstruel.

📊Résultats Clés

Sur 143 nourrissons ayant survécu, la rétinopathie a récidivé chez 4 nourrissons (4% des yeux) dans le groupe bévacizumab et chez 19 nourrissons (22% des yeux) dans le groupe laser (P=0,002). Un bénéfice significatif a été observé pour la maladie en zone I (P=0,003) mais pas en zone II (P=0,27). Le bévacizumab a permis la poursuite du développement des vaisseaux rétiniens périphériques, contrairement au laser.

🩺Impact Clinique

Le bévacizumab intravitréen en monothérapie semble plus efficace que le traitement laser pour la rétinopathie du prématuré de stade 3+ en zone I, permettant potentiellement un meilleur développement vasculaire rétinien périphérique. L'essai n'était pas suffisant pour évaluer la sécurité.