📌Contexte & Problématique

L'effet à long terme des interventions visant à aider les patients atteints de cancer à établir leurs préférences en matière de soins de fin de vie reste relativement inconnu.

🧪Méthodologie

Étude de suivi de l'essai clinique randomisé EPAC menée entre août 2013 et février 2015, utilisant des données recueillies sur une période de 9,4 ans après l'inclusion du premier patient. 213 participants atteints d'un cancer de stade 3 ou 4 ou d'un cancer récidivant, provenant du US Veterans Affairs Palo Alto Health Care System, ont été inclus. Les participants ont été randomisés pour recevoir une intervention de 6 mois menée par un agent de santé non professionnel visant à les aider à établir leurs préférences en matière de fin de vie, ou les soins habituels.

📊Résultats Clés

Parmi les 213 participants randomisés, l'âge moyen était de 69,3 ans (écart-type de 9,1 ans); 211 (99,1%) étaient des hommes et 2 (0,90%) des femmes. L'intervention a entraîné une réduction de 25% du risque de décès (hazard ratio, 0,75; IC à 95%, 0,56-0,98), une augmentation du recours aux soins palliatifs (44 [50,0%] vs 35 [35,0%]) et aux soins palliatifs en phase terminale (64 [72,7%] vs 53 [53,0%]), et une diminution du recours aux services d'urgence (20 [22,7%] vs 47 [47,0%]), des hospitalisations (17 [19,3%] vs 46 [46,0%]), et des coûts totaux médians des soins de santé (médiane [IQR], 1637 $ [383 $-9026 $] vs 18 520 $ [4790 $-50 729 $]).

🩺Impact Clinique

Les effets de l'intervention menée par un agent de santé non professionnel restent durables, avec un suivi quasi complet, ce qui soutient son intégration dans les soins oncologiques de routine.