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Contexte : Les thérapies psychologiques abrégées pour la douleur chronique améliorent l'accès aux soins en réduisant la durée du traitement et en atteignant les patients en dehors des centres spécialisés, comme les soins primaires. Cependant, les preuves de ces approches sont limitées.
Méthodologie : Une étude randomisée contrôlée a été menée sur 184 patients de soins primaires souffrant de douleur musculosquelettique modérée à sévère, issus d'un centre médical de l'Administration de la santé des vétérans (VHA). La moyenne d'âge était de 59 ans (écart-type = 13,3), 84,8 % étaient des hommes et 77,2 % étaient blancs. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit une thérapie cognitivo-comportementale brève (6 séances de 30 minutes, comprenant des éléments d'éducation psychologique, de compétences comportementales et cognitives, et de prévention de la rechute) associée aux soins habituels pour la douleur, soit uniquement les soins habituels. Les évaluations ont eu lieu au stade initial, à 6 semaines (milieu du traitement), à 12 semaines (fin du traitement) et à 24 semaines (suivi à 3 mois après le traitement).
Résultats : Les participants ayant reçu la thérapie cognitivo-comportementale brève ont montré une amélioration statistiquement plus importante de l'interférence de la douleur à chaque point de mesure par rapport au groupe des soins habituels (p < 0,05). Une amélioration cliniquement significative de l'interférence de la douleur a été atteinte dès le milieu du traitement, avec une amélioration continue à la fin du traitement et au suivi à 3 mois. La thérapie a également été associée à une amélioration de la qualité de vie physique et de la qualité du sommeil (n = 184).
Impact clinique : Cette thérapie brève, conçue pour être scalable, permet des améliorations rapides et durables des résultats liés à la douleur, notamment une réduction significative de l'interférence de la douleur et une amélioration de la qualité de vie physique et du sommeil.