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Contexte : L'auto-surveillance glycémique est actuellement la norme pour le suivi glycémique dans le diabète gestationnel, mais le rôle du suivi glycémique continu reste incertain.
Méthodologie : Une étude randomisée contrôlée, ouverte, à centre unique a été menée, comparant le suivi glycémique par capteur flash en complément de l'auto-surveillance glycémique à l'auto-surveillance glycémique seule. L'objectif principal était le pourcentage de mesures glycémiques auto-surveillées dans la fourchette cible établie. Les résultats secondaires comprenaient les résultats maternels et néonatals. Les analyses ont suivi le principe de l'intention de traiter.
Résultats : Un total de 205 femmes (âge médian : 32 ans ; IMC pré-gestatif médian : 23,5 kg/m² ; âge gestationnel médian : 27 semaines) ont été randomisées (102 dans le groupe avec suivi glycémique par capteur flash et 103 dans le groupe avec auto-surveillance glycémique seule). Le pourcentage de mesures glycémiques auto-surveillées dans la fourchette cible était plus faible dans le groupe avec suivi glycémique par capteur flash (89,5 % vs 92,6 %, p = 0,04). Les concentrations glycémiques à jeun et 1 heure après le repas étaient comparables entre les groupes et restaient dans les limites recommandées. L'incidence des nouveau-nés grands pour l'âge gestationnel était plus faible dans le groupe avec suivi glycémique par capteur flash (3 % vs 11 % ; p = 0,05 ; rapport de cotes, 0,27 ; intervalle de confiance à 95 %, 0,07-0,99).
Impact clinique : Le suivi glycémique par capteur flash n'a pas amélioré les résultats glycémiques dans cette population à faible risque de diabète gestationnel. Cependant, il a été associé à une incidence réduite de nouveau-nés grands pour l'âge gestationnel, un résultat secondaire qui doit être interprété avec prudence en raison de la taille de l'échantillon et du nombre d'événements.