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Contexte : Les conjugués anticorps-médicament (CAM) modifient le paysage thérapeutique du carcinome urothélial localement avancé ou métastatique (la/mUC). Une preuve comparative évaluant leur traduction en pratique clinique et les covariables cliniques est nécessaire.

Méthodologie : Une revue systématique et une méta-analyse ont été réalisées en extrayant des données de bases comme PubMed, Embase et Google Scholar, couvrant des études interventionnelles et observationnelles sur des adultes traités par enfortumab vedotin, disitamab vedotin ou sacituzumab govitecan. Une méta-régression bayésienne a analysé les covariables cliniques.

Résultats : Quarante études indépendantes (6085 patients) ont été incluses. Pour l'enfortumab vedotin monothérapie, le taux de réponse objective (ORR) global était de 43,9 % (IC 95 %, 40,4-47,5 %) dans les études interventionnelles et de 44,6 % (IC 95 %, 41,0-48,2 %) dans les cohortes observationnelles. En association avec le pembrolizumab, l'ORR global était de 67,5 % (IC 95 %, 63,5-71,3 %) et de 65,4 % (IC 95 %, 60,0-70,5 %) chez les patients inéligibles au cisplatine. Le disitamab vedotin combiné à des inhibiteurs PD-1 avait un ORR de 74,7 % (IC 95 %, 69,4-79,4 %) dans les essais interventionnels et de 61,7 % (IC 95 %, 52,6-70,1 %) observationnellement. La méta-régression a identifié une exposition préalable à PD-1/L1 (ß = -0,071 ; p = 0,003) et le régime thérapeutique (ß = -0,890 ; p < 0,001) comme facteurs associés à la réponse primaire. Une méta-analyse bayésienne des essais randomisés montrait un avantage significatif en termes de survie globale (HR, 0,50 ; IC 95 %, 0,29-0,86 ; probabilité a posteriori >99 %) pour l'enfortumab vedotin monothérapie par rapport à la chimiothérapie chez les patients inéligibles au cisplatine.

Impact clinique : Les régimes basés sur l'enfortumab vedotin ont montré des résultats robustes en pratique clinique, tandis que le disitamab vedotin combiné à l'immunothérapie a démontré une activité clinique puissante. La méta-régression a indiqué que l'exposition préalable à l'immunothérapie et la charge tumorale hépatique étaient associées à une réponse thérapeutique atténuée.