📄Contenu
Contexte : L'objectif principal était d'évaluer l'effet des interventions de marche volontaire sur la fonction de marche (vitesse, distance, longueur de pas, longueur de foulée, cadence) chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson (pwPD) par rapport aux groupes contrôles actifs ou non actifs. Un objectif secondaire était d'évaluer l'effet de ces interventions sur la mobilité fonctionnelle, la gravité de la maladie et la qualité de vie liée à la santé.
Méthodologie : Les sources de données incluent PubMed et EMBASE. Les critères d'éligibilité comprennent : (1) essais randomisés contrôlés (RCTs) ou essais pilotes RCTs ; (2) participants diagnostiqués avec la maladie de Parkinson (PD) ; (3) évaluation d'interventions structurées de marche volontaire (>3 semaines et/ou >6 séances de formation) ; (4) évaluations de marche avant et après l'intervention. Les données extraites comprennent les résultats moyens des tests de marche courts et longs, le test de lever et marcher en temps limité (TUG), la révision soutenue par la Société des troubles du mouvement de l'échelle de notation de la maladie de Parkinson III (MDS-UPDRS III) et le questionnaire de la maladie de Parkinson-39 (PDQ-39).
Résultats : La méta-analyse a inclus 15 études (11 RCTs, 4 essais pilotes RCTs) couvrant 590 pwPD (âge moyen 65,7±7,5 ans ; 208 femmes). Les résultats montrent des effets positifs de la marche volontaire sur la vitesse de marche (tests de marche courts, différence moyenne standardisée [SMD] = 0,59 [0,26-0,93]), la distance de marche (tests de marche longs, SMD = 0,83 [0,55-1,10]), la longueur de pas (SMD = 0,72 [0,35-1,10]), la longueur de foulée (SMD = 0,57 [0,07-1,07]), le MDS-UPDRS III (SMD = -0,39 [-0,62 à -0,16]) et le TUG (SMD = -0,38 [-0,73 à -0,04]).
Impact clinique : Les interventions de marche volontaire améliorent la marche, la mobilité et réduisent la gravité de la maladie chez les pwPD. Ces résultats soutiennent l'utilisation de la marche volontaire dans la réhabilitation de la maladie de Parkinson.