📄Contenu
Contexte : L'essai ASTRUM-005 de phase 3 a démontré un bénéfice significatif en termes de survie avec l'ajout de serplulimab à la chimiothérapie chez les patients non traités atteints de cancer du poumon à petites cellules en stade étendu (ES-SCLC). Cependant, les résultats à long terme restent incertains.
Méthodologie : Essai clinique international, en double aveugle, de phase 3, mené entre septembre 2019 et avril 2021 dans plusieurs pays. Les patients inclus avaient un cancer du poumon à petites cellules en stade étendu, non traité précédemment, et ont été randomisés dans un ratio 2:1 pour recevoir soit serplulimab (4,5 mg/kg) associé à des cycles de carboplatine et d'etoposide, soit un placebo. Le suivi a duré jusqu'en mai 2024, avec une analyse secondaire réalisée entre août et septembre 2024. La durée médiane de suivi était de 42,4 mois.
Résultats : 585 patients ont été inclus (389 [66,5 %] dans le groupe serplulimab et 196 [33,5 %] dans le groupe placebo). À la date de coupure des données, 280 événements de survie globale (72,0 %) ont été observés dans le groupe serplulimab et 166 (84,7 %) dans le groupe placebo. Le groupe serplulimab a montré une survie globale médiane plus longue (15,8 mois [IC 95 %, 13,9-17,4] vs 11,1 mois [IC 95 %, 10,0-12,4] ; rapport de risque, 0,60 [IC 95 %, 0,49-0,73] ; p < 0,001). Les taux de survie globale à 4 ans étaient de 21,9 % dans le groupe serplulimab vs 7,2 % dans le groupe placebo. Les événements indésirables de grade 3 ou supérieur ont été observés chez 136 (35,0 %) patients du groupe serplulimab et 57 (29,1 %) du groupe placebo. L'analyse des résultats rapportés par les patients a révélé des tendances améliorées pour la santé globale, la dyspnée et la douleur, ainsi qu'une récupération plus rapide de l'alopecie dans le groupe serplulimab.
Impact clinique : Cette analyse secondaire démontre un bénéfice à long terme avec l'ajout de serplulimab à la chimiothérapie chez les patients non traités atteints de cancer du poumon à petites cellules en stade étendu, soutenant son utilisation comme standard de soins en première ligne pour cette population.