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Contexte : L'hypomagnésémie chez les patients gravement malades peut être corrigée par le remplacement entéral ou intraveineux du magnésium. L'objectif principal était d'évaluer si le remplacement entéral est non-inférieur à l'administration intraveineuse.
Méthodologie : Essai clinique randomisé de non-infériorité, ouvert, parallèle, intégré aux dossiers médicaux électroniques, réalisé dans une unité de soins intensifs mixte (médecine, chirurgie, traumatismes). Inclus 360 patients avec une concentration sanguine de magnésium entre 0,35 et 0,7 mmol/L, randomisés en deux groupes (entéral ou intraveineux).
Résultats : À 24 heures, la concentration moyenne de magnésium sanguin était de 0,80 mmol/L (écart-type 0,19 mmol/L) dans le groupe entéral et de 0,92 mmol/L (écart-type 0,23 mmol/L) dans le groupe intraveineux, avec une différence moyenne de -0,12 mmol/L (IC 95 %, -0,16 à -0,07 mmol/L), indiquant des résultats inconclusifs sur la non-infériorité. Le remplacement entéral a significativement réduit la concentration urinaire de magnésium (différence médiane de l'aire sous la courbe, -46,2 mmol·h/L), les coûts (différence médiane, -6,48 dollars australiens ; IC 95 %, -7,40 à -5,56 dollars australiens), les déchets (différence médiane, -55 grammes ; IC 95 %, -58 à -51 grammes), l'empreinte carbone (différence médiane, -946 grammes ; IC 95 %, -996 à -896 grammes) et l'administration de fluides intraveineux supplémentaires (différence médiane, -100 mL ; intervalle interquartile, -200 à -100 mL). Aucune différence significative n'a été observée pour les autres résultats.
Impact clinique : Le remplacement entéral du magnésium n'a pas établi la non-infériorité par rapport à l'administration intraveineuse à un seuil de 0,1 mmol/L. Cependant, il a réduit la concentration urinaire de magnésium, les coûts, les déchets environnementaux, les émissions de carbone et l'administration de fluides intraveineux, suggérant des avantages économiques et écologiques potentiels.