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Contexte : Les régimes riches en protéines sont largement prescrits pour la gestion du poids et le contrôle métabolique, mais des préoccupations persistent concernant leur impact sur la fonction rénale, notamment en raison de l'hyperfiltration induite par l'alimentation.
Methodologie : Une revue systématique et une méta-analyse ont été réalisées en recherchant des essais randomisés contrôlés dans PubMed, Embase et le registre central de la Cochrane jusqu'en mai 2026. Les régimes riches en protéines (généralement 25 à 35 % de l'apport énergétique total ou ≥ 2,0 g/kg/jour) ont été comparés aux régimes normaux ou à faible teneur en protéines chez des adultes sans maladie rénale chronique. Les résultats primaires étaient l'estimation de la filtration glomérulaire (eGFR) et la créatinine sérique, tandis que les résultats secondaires comprenaient le pourcentage de masse grasse, la masse grasse totale et la masse maigre.
Resultats : Vingt-deux essais randomisés ont été inclus. Les régimes riches en protéines ont augmenté l'eGFR par rapport aux régimes de contrôle (différence moyenne standardisée 0,39, intervalle de confiance à 95 % 0,09-0,69 ; I² = 74,9 %). Cependant, la plupart des études reposaient sur des estimations basées sur la créatinine, ce qui limite l'interprétation. Ces régimes n'ont pas modifié significativement la créatinine sérique (19 essais ; n = 1044 ; différence moyenne standardisée 0,08, intervalle de confiance à 95 % -0,09 à 0,25 ; I² = 20,8 %), sans preuves biochimiques cohérentes d'une lésion rénale. Ils ont réduit le pourcentage de masse grasse et la masse grasse totale, sans affecter significativement la masse maigre.
Impact clinique : Les régimes riches en protéines ont été associés à une augmentation de l'eGFR sans preuves biochimiques cohérentes de lésion rénale chez les adultes sans maladie rénale chronique. Cependant, en raison de la courte durée des études et de leur dépendance fréquente aux estimations basées sur la créatinine, les implications rénales à long terme restent incertaines.