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Contexte : Les études récentes ont montré que la lidocaïne réduit le temps d'induction et la dose de maintenance du vécuronium. Cependant, aucun travail n'a encore évalué son effet sur le mivacurium. Cette étude visait à investiguer l'impact de la lidocaïne sur la consommation et le temps d'induction du mivacurium lors de la chirurgie laparoscopique gynécologique.
Methodologie : Soixante-six patients programmés pour une chirurgie laparoscopique gynécologique ont été randomisés en deux groupes : un groupe recevant une perfusion intraveineuse de 1,5 mg·kg⁻¹ de lidocaïne suivie d'une perfusion continue de 2 mg·kg⁻¹·h⁻¹, et un groupe témoin recevant un volume équivalent de placebo. Le bloc neuromusculaire a été induit par une dose de 0,2 mg·kg⁻¹ de mivacurium suivie d'une perfusion de 0,2 mg·kg⁻¹·h⁻¹. Les résultats principaux incluaient le temps d'induction du mivacurium, la consommation totale, le temps d'extubation et le score NRS pour la douleur postopératoire.
Resultats : Le temps d'induction du mivacurium était significativement plus court dans le groupe lidocaïne (différence moyenne : -25,0 s, IC à 95 % : -47,8 à -2,3, p = 0,032). La consommation horaire de mivacurium était plus faible dans le groupe lidocaïne (différence médiane : -0,04 mg·kg⁻¹·h⁻¹, IC à 95 % : -0,08 à -0,01, p = 0,017). Le temps d'extubation était également significativement plus court dans le groupe lidocaïne (p = 0,006). Les scores NRS pour la douleur à 6 h et 12 h postopératoires étaient plus bas dans le groupe lidocaïne.
Impact clinique : L'administration intraveineuse de lidocaïne a significativement réduit la consommation de mivacurium, accéléré le temps d'induction et d'extubation, et atténué la douleur postopératoire à 6 h et 12 h, sans augmentation des événements indésirables chez les patients à faible risque de difficultés respiratoires. Cependant, en raison de la petite taille d'échantillon et de l'origine monocentrique de l'étude, ces résultats nécessitent une vérification supplémentaire.