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Contexte : Les Toxocara sont des helminthes zoonotiques présents à l'échelle mondiale. La neurotoxocarose spinale, bien que rare, est cliniquement pertinente car elle peut imiter une myélite démyélinisante inflammatoire.

Methodologie : Une revue rétrospective de six cas institutionnels de myélite cervicale non compressive prédominante sensorielle associée à une sérologie positive pour Toxocara a été réalisée, ainsi qu'une revue structurée de la littérature publiée entre janvier 1980 et mars 2025. Les cas institutionnels ont été classés selon le niveau de confiance diagnostique, en fonction du soutien microbiologique et de l'exclusion des diagnostics alternatifs. Aucun cas n'a été classé comme définitif sans preuve histopathologique ou confirmation par prélèvements liquoriques/sérum ; les cas soutenus par Western blot ont été classés comme probables, tandis que ceux confirmés uniquement par ELISA sérique ont été classés comme possibles.

Resultats : Trente-deux cas publiés correspondaient aux critères d'inclusion. Les lésions thoraciques et cervicales étaient majoritaires, l'éosinophilie était inconsistante, et la plupart des patients amélioraient leur état après un traitement à base d'albendazole. La myélite sensorielle exclusive était rarement documentée dans la littérature ; la plupart des rapports décrivaient des syndromes mixtes (sensoriels, moteurs et/ou autonomes) ou manquaient de détails suffisants pour une classification confiante. La série institutionnelle montrait un modèle cervical prédominant sensoriel : cinq patients présentaient une myélite sensorielle exclusive et un patient une myélite prédominante sensorielle avec une urgence urinaire modérée et une instabilité de la marche. Deux cas présentaient une preuve sérologique plus forte (Western blot positif), tandis que quatre cas présentaient uniquement une positivité ELISA sérique et étaient classés comme possibles myélites associées à Toxocara.

Impact clinique : La myélite associée à Toxocara doit être envisagée dans les lésions de la moelle épinière cervicale ou thoracique non compressives dans les régions endémiques, mais la certitude diagnostique varie selon les cas. Une positivité ELISA sérique seule ne doit pas être interprétée comme une preuve définitive d'infection du système nerveux central. La série institutionnelle soutient un modèle cervical prédominant sensoriel tout en soulignant la nécessité de tests sérum/liquide céphalo-rachidien associés, d'imagerie standardisée et d'une IRM de suivi lorsqu'elle est réalisable.