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Contexte : Les biologiques récents, bien que très efficaces pour contrôler la psoriasis, nécessitent des injections continues pour prévenir la récidive. Cependant, il existe un manque de compréhension sur la régulation immunitaire induite par l'inhibition de l'IL-23p19 dans la peau humaine. Les études de phase I et II ont montré que l'administration d'un seul traitement de risankizumab pouvait entraîner une disparition de la maladie sur une période prolongée.

Methodologie : Une étude de phase I et II menée par le Laboratoire de dermatologie expérimentale de l'Université Rockefeller a administré une dose unique d'anti-IL-23p19 (risankizumab) à des patients atteints de psoriasis. L'objectif est d'analyser les modifications des cellules immunitaires régulatrices avant et après l'administration, via une séquençage à cellule unique, et de corrélater ces changements avec l'évolution clinique.

Resultats : Une dose unique de risankizumab a entraîné une disparition de la maladie chez 46 % (6 sur 13) des patients jusqu'à 66 semaines. Les niveaux de FoxP3 ARNm restent élevés dans les biopsies post-traitement, suggérant une augmentation des cellules T régulatrices.

Impact clinique : Cette étude pourrait permettre de développer des modèles prédictifs pour anticiper la disparition ou la récidive de la psoriasis après un traitement court, et offrir un cadre clinique pour prévenir la récidive des maladies inflammatoires chroniques grâce à l'induction de la tolérance immunitaire par l'inhibition de l'IL-23p19.