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Contexte : La hypertension intracrânienne idiopathique (HII) se caractérise par une pression intracrânienne (PIC) élevée sans cause secondaire. La névralgie trigéminal (NT), généralement attribuée à un conflit neurovasculaire (CNV), est rarement associée à la HII. Cette étude vise à mieux caractériser cette association, tout en reconnaissant les limites de l'inférence causale basée sur des cas.

Methodologie : Une revue systématique a été réalisée sur PubMed, Ovid Medline, Ovid Embase, Scopus et Web of Science, suivant les lignes directrices PRISMA. La recherche combinait des termes pour la HII ou le pseudotumeur cérébral avec la NT, la névralgie trigéminal, et la douleur faciale. Un cadre qualitatif a été appliqué, basé sur la temporalité, les preuves objectives de PIC élevée, l'exclusion d'autres causes plus probables (notamment le CNV), et la réponse à la thérapie réduisant la PIC. La qualité méthodologique a été évaluée avec la checklist de l'Institut Joanna Briggs. Les résumés quantitatifs se sont limités aux phénotypes de NT publiés, tandis que la névralgie trigéminal sans douleur et la douleur faciale idiopathique persistante ont été résumés séparément.

Resultats : Parmi 1302 références, 12 rapports de cas ont été inclus. Neuf décrivaient une NT, deux une névralgie trigéminal sans douleur, et un une douleur faciale idiopathique persistante. Tous les patients atteints de NT étaient des femmes (âge moyen 38,7 ± 12,5 ans). La pression de ouverture variait de 220 à 480 mmH2O (moyenne 393,0 ± 89,2 mmH2O), bien que la certitude diagnostique variait et que certains cas ne remplissaient pas les critères complets de Friedman pour une HII définie. L'implication du nerf maxillaire (V2) et du nerf mandibulaire (V3) était fréquente, ainsi que la douleur multidivisionnelle. Les images montraient des signes de PIC élevée et une amélioration après la thérapie réduisant la PIC, mais les séquences IRM de haute résolution n'étaient pas systématiquement rapportées. Trois cas institutionnels ont été décrits : deux avec une pression de ouverture documentée (290 et 320 mmH2O) et un cas probable lié à la PIC avec des images suggestives mais sans pression de ouverture disponible. Dans le groupe institutionnel, l'évaluation CISS ou FIESTA n'était pas uniformément disponible ; dans un cas, le contact veineux était incertain, et dans un autre, une microdécompression a été réalisée sans confirmation opératoire de compression artérielle ou de soulagement de la douleur.

Impact clinique : La NT associée à la HII est une association rarement rapportée. En raison de l'insuffisance des preuves basées sur des cas, les données disponibles devraient être considérées comme génératrices d'hypothèses plutôt que comme causales. Lorsque la hypertension intracrânienne objective est présente, une évaluation rigoureuse des marqueurs liés à la PIC et des mécanismes alternatifs de NT, notamment le CNV, est essentielle. La thérapie réduisant la PIC a été rapportée comme améliorant la douleur dans certains cas et pourrait traiter un mécanisme contributif potentiel.