📌Contexte & Problématique

Un essai de phase 3 a montré que le vorasidénib, un inhibiteur oral de l'isocitrate déshydrogénase 1 et 2 (IDH1/2) mutée, améliore la survie sans progression (critère principal) et le délai avant la prochaine intervention (critère secondaire clé). Cette étude rapporte 6 mois de données supplémentaires en double aveugle et l'effet du vorasidénib sur le taux de croissance volumétrique de la tumeur, la qualité de vie liée à la santé (QVLS), la fonction neurocognitive et le contrôle des crises.

🧪Méthodologie

INDIGO était un essai de phase 3 randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, mené dans 92 hôpitaux dans plusieurs pays. Les patients âgés de 12 ans ou plus atteints d'un gliome diffus de grade 2 muté IDH1/2 résiduel ou récurrent, avec un score de performance de Karnofsky de 80 ou plus, au moins une chirurgie antérieure et aucun autre traitement anticancéreux antérieur étaient éligibles. Les patients ont été randomisés (1:1) pour recevoir du vorasidénib oral (40 mg) ou un placebo une fois par jour. Les critères d'évaluation secondaires préspécifiés comprenaient le taux de croissance tumorale et la QVLS. Les critères d'évaluation exploratoires préspécifiés comprenaient la fonction neurocognitive et l'activité épileptique.

📊Résultats Clés

331 patients ont été enrôlés et randomisés (vorasidénib n=168, placebo n=163). Avec 6 mois de suivi supplémentaires, la survie sans progression médiane et le délai avant la prochaine intervention sont restés significativement améliorés avec le vorasidénib par rapport au placebo. Le taux de croissance tumorale était de -1,3% avec le vorasidénib et de 14,4% avec le placebo (différence de 15,9%). Les scores totaux moyens FACT-Br (Functional Assessment of Cancer Therapy-Brain) étaient similaires entre les groupes vorasidénib et placebo. Il n'y avait pas de différence entre le vorasidénib et le placebo dans les fonctions neurocognitives. Le groupe vorasidénib avait des taux de crises plus faibles que le groupe placebo (18,2 crises par personne-année contre 51,2 crises par personne-année).

🩺Impact Clinique

Le vorasidénib a réduit le taux de croissance tumorale et amélioré le contrôle des crises par rapport au placebo, sans effets négatifs observés sur la QVLS ou la neurocognition. Un suivi supplémentaire a confirmé la robustesse de la survie sans progression et du délai avant la prochaine intervention chez les patients atteints d'un gliome diffus de grade 2 muté IDH1/2. Ces résultats soutiennent l'utilisation du vorasidénib chez les patients atteints de gliomes de grade 2 mutés IDH1/2 qui n'ont subi qu'une intervention chirurgicale et qui n'ont pas besoin immédiatement de radiothérapie ou de chimiothérapie.