📌Contexte & Problématique
L'implémentation d'une voie d'exclusion précoce de l'infarctus du myocarde utilisant la troponine cardiaque à haute sensibilité pour stratifier les patients en fonction du risque réduit la durée de séjour et l'admission à l'hôpital. Il est incertain si les gains sont similaires chez les patients à faible et intermédiaire risque et si ceux qui ont été renvoyés ont été correctement identifiés comme présentant un risque plus faible d'événements cardiovasculaires futurs.
🧪Méthodologie
Analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé en grappes échelonnées évaluant l'efficacité et la sécurité de la stratification du risque avec la troponine cardiaque à haute sensibilité chez 31 492 patients consécutifs présentant un syndrome coronarien aigu suspecté et identifiés comme étant à faible (<5 ng/L) ou intermédiaire (5 ng/L au 99e percentile) risque à la présentation. Les principaux critères de jugement étaient la durée du séjour hospitalier et l'infarctus du myocarde ou le décès cardiaque à 1 an.
📊Résultats Clés
Parmi les 31 492 patients (59 ± 17 ans, 45 % de femmes), 17 299 (54,9 %) et 14 193 (45,1 %) étaient à faible et intermédiaire risque, respectivement. Après l'implémentation, la durée du séjour a été réduite chez les patients à faible risque (6,9 ± 3,2 vs 4,7 ± 2,8 heures) et à risque intermédiaire (15,8 ± 4,7 vs 11,0 ± 4,9 heures) (P < 0,001 pour les deux). Le renvoi du service des urgences a augmenté chez les patients à faible risque (62 % vs 83 %) et à risque intermédiaire (36 % vs 55 %). Après l'implémentation, les patients renvoyés présentaient un risque plus faible d'infarctus du myocarde ou de décès cardiaque à 1 an (1,5 % vs 1,0 %), que ce soit stratifié comme faible (0,6 % vs 0,3 %) ou intermédiaire (3,4 % vs 2,4 %) risque à la présentation.
🩺Impact Clinique
La stratification du risque avec la troponine cardiaque à haute sensibilité a réduit la durée du séjour et augmenté le renvoi du service des urgences chez les patients à faible et intermédiaire risque présentant un syndrome coronarien aigu suspecté. Les patients renvoyés du service des urgences présentaient un risque plus faible d'infarctus du myocarde ou de décès cardiaque à 1 an.