📌Contexte & Problématique
La diminution des niveaux d'œstrogènes circulants au moment de la ménopause peut induire des symptômes affectant la santé et le bien-être. L'œstrogénothérapie est le traitement le plus efficace, mais peut être associée à des effets indésirables, notamment des pathologies de l'endomètre. Il s'agit d'une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois en 1999 et mise à jour pour la dernière fois en 2012.
🧪Méthodologie
Revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés (ECR) évaluant les effets de différents schémas d'hormonothérapie (œstrogènes seuls, œstrogènes combinés continus ou séquentiels avec progestatifs) pendant au moins un an, comparés entre eux ou à un placebo, sur le risque d'hyperplasie endométriale ou de cancer de l'endomètre chez les femmes postménopausées. La recherche d'études a été effectuée dans plusieurs bases de données jusqu'en juillet 2024.
📊Résultats Clés
L'œstrogénothérapie non opposée augmente probablement le risque d'hyperplasie endométriale à un an et après un an par rapport au placebo. L'hormonothérapie combinée continue pourrait avoir peu ou pas d'effet sur le risque d'hyperplasie endométriale à un an par rapport au placebo, mais l'effet après un an est incertain. L'hormonothérapie combinée séquentielle pourrait augmenter le risque d'hyperplasie endométriale à un an par rapport au placebo, mais pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet après un an. L'œstrogénothérapie non opposée augmente probablement le risque d'hyperplasie endométriale par rapport à l'hormonothérapie combinée continue à un an et après un an. Les données étaient insuffisantes pour tirer des conclusions sur le cancer de l'endomètre.
🩺Impact Clinique
L'œstrogénothérapie non opposée semble augmenter le risque d'hyperplasie endométriale par rapport au placebo et à l'hormonothérapie combinée continue. L'hormonothérapie combinée séquentielle pourrait augmenter le risque d'hyperplasie endométriale à un an par rapport au placebo. Les preuves sont moins certaines pour les comparaisons entre les schémas combinés continus et séquentiels, ainsi que pour les comparaisons de doses. Les essais comportaient peu d'événements et le suivi à long terme était difficile. Les événements de cancer de l'endomètre étaient rares et les essais n'étaient pas suffisamment puissants pour tirer des conclusions significatives.