📌Contexte & Problématique
La chirurgie thoracique mini-invasive peut entraîner une douleur importante, et l'optimisation du contrôle de la douleur après la chirurgie est très souhaitable. Cette étude examine le contrôle de la douleur après un bloc nerveux intercostal avec ou sans cryoablation des nerfs intercostaux.
🧪Méthodologie
Il s'agit d'une étude randomisée (NCT05348447) menée auprès d'adultes devant subir une intervention thoracique mini-invasive. Chaque espace intercostal près du site d'incision a été injecté avec de la lidocaïne et de la bupivacaïne avec de l'épinéphrine (soins standard). Le groupe cryoanalgésie a également subi l'ablation de 5 à 6 nerfs intercostaux. Le critère de jugement principal était la quantité de narcotiques (en équivalents milligrammes de morphine) pris pendant le séjour hospitalier postopératoire et les 2 premières semaines après la sortie. Les critères secondaires étaient le volume de spirométrie incitative et les scores de douleur à l'hôpital, ainsi que les scores de douleur et de neuropathie à 2 semaines.
📊Résultats Clés
La cohorte finale comprenait 103 patients (52 soins standard et 51 cryoanalgésie). Il n'y avait pas de différences entre les groupes de traitement en ce qui concerne les équivalents milligrammes de morphine administrés pendant le séjour à l'hôpital (44,9 vs 38,4 mg), les équivalents milligrammes de morphine totaux à 2 semaines (108,8 vs 95,2 mg) ou la douleur évaluée par échelle visuelle analogique au jour postopératoire 1 (3,8 et 3,3), au jour postopératoire 2 (2 et 3,5) ou à 2 semaines (2 et 3,5) pour les patients des groupes de soins standard et de cryoanalgésie, respectivement. La diminution de la spirométrie incitative pendant la période postopératoire n'était pas significativement différente entre les 2 groupes. Les patients du groupe cryoanalgésie avaient des scores de neuropathie plus élevés (8 vs 13 ; P = 0,019) 2 semaines après la chirurgie.
🩺Impact Clinique
Dans cette étude randomisée, la cryoanalgésie n'a pas diminué la douleur postopératoire ou les besoins en narcotiques. La cryoanalgésie a augmenté la douleur neuropathique 2 semaines après la chirurgie.