📌Contexte & Problématique

L'objectif de cette étude est d'évaluer si la perte de poids a un effet bénéfique ou néfaste sur la santé mentale.

🧪Méthodologie

Méta-analyse d'essais randomisés portant sur la perte de poids, où la perte de poids au point final était supérieure à 5 % dans le groupe d'intervention et inférieure à 5 % dans le groupe témoin. Les interventions incluaient des approches chirurgicales, endoscopiques ou pharmacologiques approuvées par l'EMA. Les critères d'évaluation étaient l'incidence des événements indésirables psychiatriques globaux et spécifiques.

📊Résultats Clés

La perte de poids a été associée à une réduction du risque de dépression majeure (MH-OR 0,45, IC à 95 % [0,21, 0,94], I2 = 0) et de dépression globale (MH-OR 0,72 [0,54, 0,97]). Une perte de poids supérieure à 10 % était associée à une incidence plus faible de dépression qu'une perte de poids plus faible (p = 0,04). Aucune différence n'a été détectée dans l'incidence de l'anxiété (MH-OR 1,04 [0,78, 1,39]), des événements indésirables psychiatriques graves (M-H, OR IC 1,07 [0,78, 1,47]) et globaux (MH-OR 1,09 [0,89, 1,34]), des idées suicidaires (M-H, OR 0,87 [0,44, 1,70]) ou du suicide (M-H, OR 0,87 [0,44, 1,70]). Une amélioration de l'état de santé fonctionnel a été détectée, que ce soit en termes de SF-36 Mental (SMD-IV 0,45 [0,37, 0,52]) ou de SF-36 Physical function (SMD-IV 0,29 [0,14, 0,44]) ou de IWQOL Lite Physical function (MD-IV 3,96 [1,60, 6,32]).

🩺Impact Clinique

Les traitements de perte de poids ont été associés à un effet bénéfique sur la qualité de vie et l'état de santé fonctionnel, ainsi qu'à une réduction du risque de dépression, sans aucun signal de sécurité concernant les événements indésirables psychiatriques graves ou non graves.