📌Contexte & Problématique
L'étude européenne randomisée de dépistage du cancer de la prostate (ERSPC) a été initiée en 1993 pour évaluer l'effet du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA) sur la mortalité due au cancer de la prostate. Une analyse finale des résultats à long terme du dépistage du cancer de la prostate est essentielle pour comprendre les avantages et les inconvénients du test PSA.
🧪Méthodologie
Mise à jour des résultats de l'ERSPC, une étude multicentrique randomisée menée dans huit pays européens, axée sur un groupe d'âge central prédéfini de 162 236 hommes âgés de 55 à 69 ans au moment de la randomisation. Les participants ont été assignés au hasard au groupe de dépistage (test PSA répété) ou au groupe témoin (pas de dépistage). Le critère de jugement principal était la mortalité due au cancer de la prostate.
📊Résultats Clés
Après un suivi médian de 23 ans, la mortalité due au cancer de la prostate était inférieure de 13 % dans le groupe de dépistage (risque relatif, 0,87 ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,80 à 0,95), et la réduction absolue du risque était de 0,22 % (IC à 95 %, 0,10 à 0,34). L'incidence cumulative du cancer de la prostate était plus élevée dans le groupe de dépistage que dans le groupe témoin (risque relatif, 1,30 ; IC à 95 %, 1,26 à 1,33).
🩺Impact Clinique
Le suivi à long terme confirme une réduction soutenue des décès dus au cancer de la prostate grâce au test PSA, ainsi qu'un rapport bénéfice-risque amélioré. Les futures stratégies de dépistage devraient adopter des approches fondées sur le risque afin de minimiser le surdiagnostic tout en maintenant les avantages cliniques.