📌Contexte & Problématique
Les patients ayant subi un accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) et présentant une fibrillation auriculaire non valvulaire et une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse concomitantes présentent un risque élevé d'événements ischémiques récurrents. La stratégie antithrombotique optimale reste incertaine.
🧪Méthodologie
Il s'agit d'un essai clinique randomisé multicentrique, en ouvert, mené sur 41 sites au Japon entre novembre 2016 et mars 2025. Les patients éligibles avaient subi un AVC ischémique ou un accident ischémique transitoire (AIT) dans les 8 à 360 jours précédant l'inclusion, une fibrillation auriculaire non valvulaire et au moins une manifestation de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse.
📊Résultats Clés
Un total de 316 patients ont été randomisés pour recevoir une thérapie combinée (anticoagulant plus antiplaquettaire) ou une monothérapie anticoagulante. L'incidence cumulative du critère principal (événements cardiovasculaires ischémiques et saignements majeurs) était de 17,8 % dans le groupe de thérapie combinée et de 19,6 % dans le groupe de monothérapie (hazard ratio [HR], 0,91; IC à 95 %, 0,53-1,55; P = 0,64). Les événements cardiovasculaires ischémiques sont survenus chez 11,1 % et 14,2 % (HR, 0,76; IC à 95 %, 0,39-1,48; P = 0,41), et les saignements majeurs et non majeurs cliniquement pertinents sont survenus chez 19,5 % et 8,6 % (HR, 2,42; IC à 95 %, 1,23-4,76; P = 0,008) des groupes de thérapie combinée et de monothérapie, respectivement.
🩺Impact Clinique
Chez les patients ayant subi un AVC ischémique ou un AIT et présentant une fibrillation auriculaire non valvulaire et une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse concomitantes, l'ajout d'un agent antiplaquettaire à une thérapie anticoagulante n'a pas procuré de bénéfice clinique net par rapport à une monothérapie anticoagulante, et a même augmenté le risque de saignement.