📌Contexte & Problématique

L'étude compare l'efficacité et la sécurité d'un hydrogel de protéine adhésive de moule vaginale (MAP) avec le promestriène ou un hydrogel placebo pour traiter les symptômes modérés à sévères de l'atrophie vulvovaginale (AVV) postménopausique.

🧪Méthodologie

Un essai clinique randomisé de 12 semaines a été mené auprès de femmes postménopausées présentant une AVV modérée à sévère. Les participantes ont reçu un traitement avec MAP, promestriène ou hydrogel placebo. Le critère de jugement principal était la diminution de la gravité du symptôme le plus gênant (MBS) entre le début de l'étude et la semaine 12. D'autres mesures incluaient un indice composite des symptômes vaginaux, un indice de santé vaginale, le score de l'indice de la fonction sexuelle féminine (FSFI), le pH vaginal, la valeur de maturation vaginale, la microécologie vaginale, la satisfaction du traitement, le bénéfice significatif et la sécurité du traitement.

📊Résultats Clés

105 participantes ont été recrutées, et 96 ont fourni des données pour l'analyse. Les trois traitements ont montré des réductions moyennes similaires de la gravité du MBS sur 12 semaines : MAP, -1,72 (IC à 95 %, -1,91 à -1,53) ; promestriène, -1,55 (IC à 95 %, -1,86 à -1,24) et placebo, -1,71 (IC à 95 %, -1,95 à -1,48). Comparé au placebo, le MAP a significativement amélioré la satisfaction (P = .003) du FSFI. De plus, le MAP et le promestriène ont amélioré significativement la microécologie vaginale. Après ajustement pour l'âge et l'année après la ménopause, les réductions moyennes du MBS et les améliorations moyennes du FSFI du MAP étaient comparables au promestriène (MBS, P = .410 ; FSFI, P = .233) mais supérieures au placebo (MBS, P = .028 ; FSFI, P = .046).

🩺Impact Clinique

Après ajustement pour l'âge et l'année après la ménopause, le MAP démontre une efficacité comparable au promestriène mais une efficacité supérieure au placebo pour soulager les symptômes vulvovaginaux postménopausiques.