📌Contexte & Problématique
Les médicaments anesthésiques généraux peuvent influencer le risque d'événements respiratoires indésirables postopératoires (ERIP) chez les enfants. L'étude évalue l'impact des stratégies de maintien de l'anesthésie sur ces événements.
🧪Méthodologie
Il s'agit d'un essai clinique randomisé multicentrique (étude AmPRAEC) mené auprès de 760 enfants âgés de 0 à 12 ans subissant une adénotonsillectomie dans 12 hôpitaux en Chine. Les patients ont été répartis aléatoirement dans trois groupes : anesthésie intraveineuse (groupe IV), anesthésie combinée intraveineuse-inhalation (groupe IVIH) et anesthésie par inhalation (groupe IH). Des tubes trachéaux ont été utilisés pour la gestion des voies respiratoires, avec extubation à l'état d'éveil pour tous les enfants. Le critère de jugement principal était l'incidence des ERIP dans l'unité de soins post-anesthésiques.
📊Résultats Clés
760 enfants ont été randomisés (âge médian de 6 ans). L'incidence la plus faible des ERIP a été observée dans le groupe IV (18,8%), suivie par le groupe IVIH (28,5%) et le groupe IH (43,4%). Le groupe IVIH présentait un risque significativement plus faible d'ERIP par rapport au groupe IH (odds ratio ajusté [aOR] de 0,44). Le groupe IV présentait un risque significativement plus faible par rapport aux groupes IVIH (aOR de 0,57) et IH (aOR de 0,25).
🩺Impact Clinique
Le maintien de l'anesthésie avec une perfusion de propofol en plus de l'anesthésie par inhalation ou seul a entraîné une réduction progressive de l'incidence des ERIP. L'anesthésie intraveineuse au propofol devrait être envisagée pour les enfants subissant une adénotonsillectomie.