📌Contexte & Problématique
L'usage du cannabis est répandu à l'échelle mondiale. Il n'existe actuellement aucune pharmacothérapie approuvée pour le traitement du trouble lié à l'usage du cannabis (un schéma d'usage problématique du cannabis entraînant une altération ou une détresse cliniquement significative). Ceci est la deuxième mise à jour d'une revue Cochrane publiée pour la première fois dans la Cochrane Library en 2014.
🧪Méthodologie
Revue Cochrane incluant 37 essais contrôlés randomisés (ECR) (3201 participants) comparant diverses pharmacothérapies à un placebo ou à l'absence de pharmacothérapie pour réduire les symptômes de sevrage du cannabis et favoriser l'arrêt ou la réduction de la consommation. Les études ont été menées principalement aux États-Unis, en Australie et en Israël, recrutant principalement des adultes. Le risque de biais a été évalué à l'aide de l'outil RoB 2.
📊Résultats Clés
L'abstinence en fin de traitement n'était pas plus probable avec les préparations de ?9-tétrahydrocannabinol (THC), la N-acétylcystéine, le cannabidiol ou les anticonvulsivants et stabilisateurs de l'humeur, par rapport au placebo, mais les preuves sont incertaines. Il n'y avait probablement que peu ou pas de différence dans la probabilité d'événements indésirables (EI) chez les participants traités avec les préparations de THC, le cannabidiol, la N-acétylcystéine ou le PF-04457845. Les événements indésirables graves (EIG) ne sont pas plus probables avec les préparations de THC, la N-acétylcystéine ou le PF-04457845, par rapport au placebo (preuves de faible certitude). L'arrêt du traitement en raison d'effets indésirables était plus probable avec les anticonvulsivants et les stabilisateurs de l'humeur.
🩺Impact Clinique
Les preuves concernant l'efficacité des pharmacothérapies étudiées pour le trouble lié à l'usage du cannabis sont incomplètes et de qualité faible à très faible pour la moitié des résultats. Ces pharmacothérapies doivent donc être considérées comme expérimentales. L'arrêt plus fréquent du traitement en raison d'effets indésirables observé avec les anticonvulsivants et les stabilisateurs de l'humeur peut limiter leur valeur thérapeutique.