📌Contexte & Problématique

La tomographie par émission de positons (TEP) ciblant l'antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA) offre une précision supérieure dans la détection des lésions de cancer de la prostate, conduisant à une intensification de la radiothérapie (RT). Cependant, son impact sur les résultats cliniques des patients reste à déterminer.

🧪Méthodologie

Il s'agit d'un essai clinique randomisé de phase 2, bicentrique et basé sur un registre, évaluant l'intensification de la radiothérapie de rattrapage (RTR) guidée par PSMA-TEP (PSMAiSRT). Les patients présentant une récidive biochimique après prostatectomie radicale (PR), éligibles à une RTR standard, ont été randomisés. 130 patients ont été randomisés, dont 2 n'ont pas reçu de radiothérapie.

📊Résultats Clés

Parmi les 128 patients (âge médian [IQR] de 71 [64-74] ans), le PSA médian (intervalle) à l'inclusion était de 0,3 (0,1-3,0) ng/mL. Dans le groupe PSMAiSRT, 33 des 64 patients (52 %) ont reçu une RTR intensifiée. Après un suivi médian (intervalle) de 37 (7-60) mois, la PSMAiSRT a amélioré la survie sans échec (SSÉ) (hazard ratio [HR], 0,50 ; IC à 95 %, 0,27-0,94 ; P = 0,04) et la SSÉ eugonadale (HR, 0,45 ; IC à 95 %, 0,21-0,96 ; P = 0,03), avec un bénéfice maximal dans le sous-groupe avec un PSA de 0,3 ng/mL ou plus (HR, 0,17 ; IC à 95 %, 0,04-0,79 ; P = 0,01). Moins d'événements nécessitant un traitement de deuxième ligne ont été observés dans le bras PSMAiSRT (4 vs 12 ; HR, 0,32 ; IC à 95 %, 0,11-1,02 ; P = 0,04). Aucune différence significative n'a été observée en termes d'effets toxiques ou de qualité de vie entre les bras.

🩺Impact Clinique

Cet essai de phase 2 a démontré une amélioration isotoxique du contrôle du cancer avec l'intensification de la RTR guidée par PSMA-TEP après PR. Des preuves confirmatoires sont attendues d'un essai de phase 3 ultérieur.