📄En 30 secondes
Chez les patients survivants d'un infarctus aigu du myocarde avec fraction d'éjection ventriculaire gauche >40 %, la thérapie par bêta-bloquant n'a pas réduit le risque de mortalité, de réinfarctus ou d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque.
📄Contexte et méthodologie
Essai randomisé ouvert mené en Espagne et en Italie sur 8 438 patients (âge non précisé) avec infarctus aigu (avec ou sans élévation du segment ST) et fraction d'éjection >40 %. Suivi médian de 3,7 ans.
📄Résultats principaux
316 événements (22,5/1000 patient-années) dans le groupe bêta-bloquant vs 307 (21,7/1000 patient-années) dans le groupe sans (HR 1,04 [0,89–1,22], p=0,63). Aucune différence significative pour la mortalité (HR 1,06 [0,85–1,33]), le réinfarctus (HR 1,01 [0,80–1,27]) ou l'hospitalisation pour insuffisance cardiaque (HR 0,89 [0,58–1,38]).
📄Implications cliniques
Ne pas prescrire de bêta-bloquant en routine chez les patients survivants d'un infarctus aigu avec fraction d'éjection normale, en l'absence de contre-indications. Prioriser les stratégies de révascularisation et les traitements pharmacologiques modernes.
⚠️Limites
Absence de données sur les sous-groupes (ex. : patients diabétiques ou âgés), et possible sous-estimation des bénéfices en raison de la non-randomisation des soins invasifs.