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L'apixaban à faible intensité (2,5 mg × 2/j) sur 12 mois réduit significativement le risque de récidive symptomatique de VTE chez les patients avec facteur provoquant transitoire et facteurs de risque persistants, sans augmentation notable des hémorragies majeures.

📄Contexte et méthodologie

Étude randomisée, double aveugle, monocentrique sur 600 adultes (âge moyen 59,5 ans, 57 % de femmes, 19,2 % non blancs) avec VTE post-facteur provoquant transitoire (chirurgie, traumatisme, immobilité) et au moins un facteur de risque persistant. Les patients avaient déjà reçu ≥ 3 mois d'anticoagulation. Affectation aléatoire à l'apixaban (2,5 mg × 2/j) ou placebo pendant 12 mois.

📄Résultats principaux

Récidive symptomatique de VTE : 1,3 % (4/300) chez l'apixaban vs 10,0 % (30/300) chez le placebo (HR 0,13 ; IC 95 % 0,04–0,36 ; p < 0,001). Hémorragie majeure : 1 cas (0,3 %) chez l'apixaban vs 0 chez le placebo. Hémorragie non majeure cliniquement significative : 4,8 % (14/294) vs 1,7 % (5/294) (HR 2,68 ; IC 95 % 0,96–7,43 ; p = 0,06). Mortalité : 1 cas (apixaban) vs 3 cas (placebo), sans lien avec causes cardiovasculaires ou hémorragiques.

📄Implications cliniques

Prescrire l'apixaban à faible dose (2,5 mg × 2/j) pendant 12 mois chez les patients avec VTE provoquée par un facteur transitoire et facteurs de risque persistants (ex. : obésité, cancer, insuffisance cardiaque). Surveiller les hémorragies, surtout chez les patients à risque élevé. Évaluer les contre-indications (ex. : insuffisance rénale sévère).

⚠️Limites

Étude monocentrique : limites de généralisation.

Durée de suivi courte (12 mois) : données insuffisantes sur les effets à long terme.

Peu de patients non blancs (19,2 %) : limites de diversité.