📌Contexte & Problématique
Le rôle de la thérapie anticoagulante dans la prise en charge de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) reste incertain, car les études épidémiologiques existantes ont produit des résultats contradictoires.
🧪Méthodologie
Une analyse basée sur le score de propension a été menée en utilisant les données du registre national français de l'hypertension pulmonaire. Les résultats ont ensuite été intégrés dans une méta-analyse mise à jour des ensembles de données nationaux.
📊Résultats Clés
Parmi les 1 597 patients diagnostiqués avec une HTAP entre 2009 et 2020, 380 ont reçu des anticoagulants au moment du diagnostic. La survie médiane était de 5,62 ans (IC à 95 % : 4,76-6,58) pour les patients recevant des anticoagulants et de 5,37 ans (IC à 95 % : 4,96-5,82) pour ceux n'en recevant pas (HR : 0,997 ; IC à 95 % : 0,84-1,18 ; test du log-rank, P = 0,97). Les résultats étaient cohérents dans tous les sous-groupes d'HTAP au sein du registre. La méta-analyse mise à jour a donné des résultats similaires, sans association statistiquement significative entre l'utilisation d'anticoagulants et la survie dans la population globale d'HTAP (HR : 0,98 ; IC à 95 % : 0,78-1,23), ainsi que dans 2 sous-groupes prédéfinis : 1) HTAP idiopathique/héritable ou HTAP associée aux anorexigènes (HR : 0,99 ; IC à 95 % : 0,79-1,25) ; et 2) HTAP associée à une maladie du tissu conjonctif (HR : 0,86 ; IC à 95 % : 0,52-1,42).
🩺Impact Clinique
L'utilisation d'anticoagulants dans l'HTAP n'était pas associée à la survie globale dans le registre national. Ces résultats ont été soutenus par une méta-analyse mise à jour. Des essais contrôlés randomisés restent l'approche la plus fiable pour évaluer définitivement la valeur thérapeutique de l'anticoagulation dans cette population.