📌Contexte & Problématique

Peu d'études ont comparé la thérapie d'androgénoprivation de courte durée (TADT) combinée à une radiothérapie à haute dose (TADT-RT) versus la radiothérapie à haute dose (RT) seule dans le cancer de la prostate localisé.

🧪Méthodologie

L'étude GETUG 14 a randomisé 376 patients en deux groupes : RT (n = 191) ou TADT-RT (n = 179). La dose de RT était de 80 Gy dans les deux groupes. La TADT consistait en triptoréline mensuelle et flutamide quotidien pendant une durée totale de 4 mois, commençant 2 mois avant la RT. La survie sans maladie (SSM) était le critère d'évaluation principal. Les critères secondaires étaient la survie globale (SG), l'échec biochimique (EB), l'échec métastatique (EM), la toxicité et la qualité de vie.

📊Résultats Clés

Parmi les 370 patients de la population en intention de traiter modifiée, 241 (65 %) avaient un cancer de la prostate à risque intermédiaire et 107 (28 %) à risque élevé. Après un suivi médian de 84 mois (intervalle interquartile 62-99 mois) chez les patients survivants, le taux de SSM à 5 ans était de 76 % dans le groupe RT contre 84 % dans le groupe TADT-RT (hazard ratio [HR] 0,64, intervalle de confiance [IC] à 95 % 0,43-0,94). L'ajout de la TADT a diminué l'EB (HR 0,45, IC à 95 % 0,28-0,72) et l'EM (HR 0,5, IC à 95 % 0,23-1,11) mais pas la SG (HR 1,22, IC à 95 % 0,65-2,29). Il n'y avait pas de différences significatives entre RT et TADT-RT dans les taux d'incidence de toxicité de grade =2 en termes de toxicité gastro-intestinale (GI) aiguë, génito-urinaire (GU) aiguë, GI tardive ou GU tardive.

🩺Impact Clinique

La TADT est une stratégie bien tolérée et efficace qui peut améliorer les résultats oncologiques lorsqu'elle est combinée à une RT à haute dose, en particulier pour les patients atteints d'un cancer de la prostate à risque intermédiaire ou élevé.