📌Contexte & Problématique

Le tarlatamab, une immunothérapie bispécifique engageant les lymphocytes T et ciblant le ligand 3 de type delta, a reçu une approbation accélérée pour le traitement des patients atteints d'un cancer du poumon à petites cellules préalablement traité. L'étude vise à déterminer si le tarlatamab est plus efficace que la chimiothérapie chez les patients dont le cancer du poumon à petites cellules a progressé pendant ou après une chimiothérapie initiale à base de platine.

🧪Méthodologie

Il s'agit d'un essai multinational de phase 3, en ouvert, comparant le tarlatamab à la chimiothérapie comme traitement de deuxième ligne chez des patients atteints d'un cancer du poumon à petites cellules dont la maladie a progressé pendant ou après une chimiothérapie à base de platine. Les patients ont été randomisés pour recevoir du tarlatamab ou une chimiothérapie (topotécan, lurbinectedine ou amrubicine). Le critère d'évaluation principal était la survie globale. Les critères secondaires clés étaient la survie sans progression évaluée par l'investigateur et les résultats rapportés par les patients. Les résultats de l'analyse intermédiaire pré-spécifiée sont rapportés.

📊Résultats Clés

Un total de 509 patients ont été randomisés pour recevoir du tarlatamab (254 patients) ou une chimiothérapie (255 patients). Le traitement par tarlatamab a entraîné une survie globale significativement plus longue que la chimiothérapie (médiane de 13,6 mois [intervalle de confiance (IC) à 95 %, 11,1 à non atteint] contre 8,3 mois [IC à 95 %, 7,0 à 10,2] ; rapport de risque stratifié pour le décès, 0,60 ; IC à 95 %, 0,47 à 0,77 ; P<0,001). Le traitement par tarlatamab a également eu un avantage significatif en ce qui concerne la survie sans progression et la dyspnée et la toux liées au cancer par rapport à la chimiothérapie. L'incidence des événements indésirables de grade 3 ou supérieur était plus faible avec le tarlatamab qu'avec la chimiothérapie (54 % contre 80 %), de même que l'incidence des événements indésirables entraînant l'arrêt du traitement (5 % contre 12 %).

🩺Impact Clinique

Le traitement par tarlatamab a conduit à une survie globale plus longue que la chimiothérapie chez les patients atteints d'un cancer du poumon à petites cellules dont la maladie a progressé pendant ou après une chimiothérapie à base de platine.