📌Contexte & Problématique

L'oxygène supplémentaire est fréquemment administré aux patients en unités de soins intensifs (USI). Cependant, les preuves sont insuffisantes pour guider son utilisation thérapeutique et minimiser les dommages potentiels causés par une administration insuffisante ou excessive.

🧪Méthodologie

Essai clinique randomisé, pragmatique et multicentrique mené dans 97 USI au Royaume-Uni, incluant 16 500 patients adultes ventilés mécaniquement recevant de l'oxygène supplémentaire. Les participants ont été recrutés entre mai 2021 et novembre 2024. Le suivi s'est achevé en février 2025. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit une oxygénothérapie conservatrice (cible de saturation périphérique en oxygène (SpO2) de 90%, plage 88%-92%), soit une oxygénothérapie habituelle.

📊Résultats Clés

Sur 16 500 patients randomisés, les données du critère de jugement principal étaient disponibles pour 16 394 patients. L'exposition à l'oxygène supplémentaire était 29 % inférieure dans le groupe oxygénothérapie conservatrice. À 90 jours, 2908 participants (35,4 %) du groupe oxygénothérapie conservatrice étaient décédés, contre 2858 (34,9 %) du groupe oxygénothérapie habituelle. Après ajustement pour les variables de base prédéfinies, la différence de risque était de 0,7 point de pourcentage (IC à 95 %, -0,7 à 2,0 ; P = 0,28). Il n'y avait pas de différences significatives dans la durée du séjour en USI ou à l'hôpital, les jours de vie sans assistance organique à 30 jours ou la mortalité à d'autres moments.

🩺Impact Clinique

Chez les patients adultes recevant une ventilation mécanique et de l'oxygène supplémentaire en USI, la minimisation de l'exposition à l'oxygène par une oxygénothérapie conservatrice n'a pas réduit de manière significative la mortalité toutes causes confondues à 90 jours.