📌Contexte & Problématique

Les recommandations préconisent d'augmenter l'apport en protéines entérales pendant une maladie grave, mais l'impact sur les résultats cliniques des patients est incertain.

🧪Méthodologie

Essai clinique randomisé en cluster, croisé et ouvert, mené auprès de patients gravement malades recevant une nutrition entérale dans 8 unités de soins intensifs (USI) en Australie et en Nouvelle-Zélande. Deux formules entérales isocaloriques ont été comparées : protéines augmentées (100 g de protéines/L) vs protéines habituelles (63 g de protéines/L).

📊Résultats Clés

Un total de 3397 patients ont été inclus. Le nombre médian (IQR) de jours sans hospitalisation et en vie au jour 90 était de 62 (0-77) jours dans le groupe protéines augmentées et de 64 (0-77) jours dans le groupe protéines habituelles (différence médiane ajustée entre les groupes de -1,97 jours, IC 95% : -7,24 à 3,30, P = 0,46). Au jour 90, 72,6 % des patients du groupe protéines augmentées et 74,0 % du groupe protéines habituelles étaient en vie (risque relatif, 0,99 [IC 95% : 0,95-1,03]).

🩺Impact Clinique

L'augmentation des protéines entérales pendant une maladie grave n'a pas amélioré le nombre de jours sans hospitalisation et en vie au jour 90.