📌Contexte & Problématique
Le vepdegestrant est une chimère ciblant la protéolyse (PROTAC) orale qui dégrade le récepteur des œstrogènes (ER) en utilisant directement le système ubiquitine-protéasome.
🧪Méthodologie
Essai de phase 3, ouvert et randomisé, mené auprès de patientes atteintes d'un cancer du sein avancé ER-positif et HER2-négatif ayant reçu une ligne antérieure de traitement par inhibiteur des kinases 4 et 6 dépendantes des cyclines plus une ligne de thérapie endocrine (et jusqu'à une ligne supplémentaire de thérapie endocrine). Les patientes ont été randomisées (1:1) pour recevoir soit du vepdegestrant (200 mg par voie orale une fois par jour), soit du fulvestrant (500 mg par voie intramusculaire). La survie sans progression a été évaluée par une revue centrale indépendante en aveugle.
📊Résultats Clés
Un total de 624 patientes ont été randomisées. Chez les 270 patientes présentant des mutations ESR1, la survie médiane sans progression était de 5,0 mois avec le vepdegestrant et de 2,1 mois avec le fulvestrant (hazard ratio, 0,58; P<0,001). Pour l'ensemble des patientes, la survie médiane sans progression était de 3,8 mois avec le vepdegestrant et de 3,6 mois avec le fulvestrant (hazard ratio, 0,83; P = 0,07). Des événements indésirables de grade 3 ou supérieur sont survenus chez 23,4 % des patientes du groupe vepdegestrant et chez 17,6 % des patientes du groupe fulvestrant.
🩺Impact Clinique
Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein avancé ER-positif et HER2-négatif, le vepdegestrant a été associé à une survie sans progression significativement plus longue que le fulvestrant dans le sous-groupe présentant des mutations ESR1, mais pas dans l'ensemble de la population de patientes.