📌Contexte & Problématique

Cette étude évalue l'association entre l'utilisation d'agonistes des récepteurs du peptide-1 apparenté au glucagon (GLP-1RA) et le risque de tumeurs thyroïdiennes incidentes.

🧪Méthodologie

Une étude de cohorte rétrospective avec comparateur actif a été menée en utilisant des bases de données internationales de réclamations administratives et de dossiers de santé électroniques. Les participants inclus étaient des patients atteints de diabète de type 2 (DT2) sous metformine, initiant un GLP-1RA, comparés à de nouveaux utilisateurs d'inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2i), d'inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase 4 (DPP-4i) et de sulfonylurées (SU). Le critère de jugement principal était l'incidence des tumeurs thyroïdiennes et des cancers thyroïdiens. Un appariement et une stratification par score de propension ont été utilisés pour ajuster les facteurs de confusion.

📊Résultats Clés

Un total de 460 032 utilisateurs de GLP-1RA, 717 792 utilisateurs de SGLT2i, 2 055 583 utilisateurs de DPP-4i et 1 119 868 utilisateurs de SU ont été inclus. Seules les cohortes américaines ont passé les diagnostics de l'étude. L'incidence des tumeurs thyroïdiennes variait de 0,88 à 1,03 pour 1 000 personnes-années dans les cohortes GLP-1RA. L'exposition aux GLP-1RA n'était pas associée à un risque accru de tumeurs thyroïdiennes par rapport aux SGLT2i, aux DPP-4i ou aux SU (méta-analyse : GLP-1RA vs SGLT2i HR de 0,83 [IC 95 % 0,57-1,27] à 0,95 [0,85-1,06] ; GLP-1RA vs SU HR de 0,95 [0,75-1,20] à 1,03 [0,87-1,23] ; GLP-1RA vs DPP-4i HR de 0,78 [0,60-1,01] à 0,93 [0,83-1,04]).

🩺Impact Clinique

Chez les patients atteints de DT2 initiant des traitements de deuxième intention, aucune augmentation du risque de tumeurs thyroïdiennes n'a été observée avec l'exposition aux GLP-1RA.