📌Contexte & Problématique
L'utilisation continue d'agents antiangiogéniques a démontré des avantages en termes de survie dans divers cancers. Cet essai visait à comparer l'efficacité et la sécurité du ramucirumab plus irinotecan avec l'irinotecan en monothérapie en tant que traitement de troisième ligne ou ultérieur pour les patients atteints d'un cancer gastrique ou gastro-œsophagien avancé ou récidivant (AGC) ayant progressé sous chimiothérapie antérieure à base de ramucirumab.
🧪Méthodologie
Des patients âgés de 20 ans et plus, atteints d'un AGC et ayant présenté une progression de la maladie pendant une chimiothérapie à base de ramucirumab, ont été randomisés pour recevoir soit du ramucirumab plus irinotecan, soit de l'irinotecan en monothérapie. Le critère d'évaluation principal était la survie globale (OS), avec un hazard ratio (HR) attendu de 0,77 (une puissance de 80 % et un niveau de signification unilatéral de 0,05). Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la survie sans progression (PFS), le taux de réponse, le taux de contrôle de la maladie (DCR) et la sécurité.
📊Résultats Clés
Entre février 2017 et août 2022, 402 patients au Japon ont été randomisés pour recevoir du ramucirumab plus irinotecan (n = 202) ou de l'irinotecan en monothérapie (n = 200). La survie globale médiane était de 9,4 mois dans le bras de combinaison et de 8,5 mois dans le bras de monothérapie, avec un HR ajusté de 0,91 (IC à 95 %, 0,74 à 1,12 ; P = 0,49). La PFS a été améliorée (médiane, 3,8 contre 2,8 mois ; HR, 0,72 [IC à 95 %, 0,59 à 0,89] ; P = 0,002), tandis que le DCR était significativement meilleur (64,4 % contre 52,1 % ; P = 0,03) avec la thérapie combinée. Les événements indésirables de la thérapie combinée étaient gérables.
🩺Impact Clinique
L'ajout de ramucirumab à l'irinotecan n'offre pas d'avantage significatif en termes de survie globale par rapport à l'irinotecan seul chez les patients atteints d'un AGC qui ont progressé pendant une chimiothérapie contenant du ramucirumab.