📌Contexte & Problématique

Cette étude compare les taux d'hospitalisation et les facteurs de risque associés chez les participants de l'étude GRADE (Glycemia Reduction Approaches in Diabetes: A Comparative Effectiveness Study) traités avec de la metformine et randomisés pour recevoir de l'insuline glargine U-100, du glimépiride, du liraglutide ou de la sitagliptine.

🧪Méthodologie

Les données en intention de traiter (ITT) (N = 5 047) et sur traitement attribué (AT) (N = 4 830) ont été utilisées. Les différences initiales entre les personnes hospitalisées et celles non hospitalisées ont été évaluées. Une analyse de Kaplan-Meier a été utilisée pour déterminer l'incidence du délai avant la première hospitalisation, et des tests de log-rank ont été utilisés pour déterminer les différences entre les groupes de traitement. Des analyses de temps jusqu'à l'événement ont été utilisées pour examiner les facteurs affectant le risque d'hospitalisation ultérieure.

📊Résultats Clés

Au cours de l'étude GRADE, 1 636 participants (32,4 %) ont été hospitalisés au moins une fois et 751 (14,9 %) ont été hospitalisés plus d'une fois. Les participants hospitalisés étaient plus âgés, moins susceptibles d'être hispaniques, plus susceptibles d'être blancs et plus susceptibles d'avoir des antécédents d'hypertension et avaient un IMC (indice de masse corporelle) initial plus élevé. Il n'y avait pas de différences entre les groupes de traitement en termes d'incidence du délai avant la première hospitalisation dans l'ensemble de données ITT (P = 0,148), mais une réduction du taux de risque a été observée pour ceux qui prenaient du liraglutide par rapport à ceux qui prenaient du glimépiride dans l'ensemble de données AT (hazard ratio 0,78 [IC à 95 % 0,66, 0,92] ; P = 0,022). Les facteurs augmentant le risque d'hospitalisations ultérieures comprenaient l'atteinte du critère de jugement secondaire (HbA1c > 7,5 %, confirmé), chaque hospitalisation antérieure et le changement de traitement attribué (augmentation du risque de 29 %, 41 % et 56 %, respectivement). L'attribution au liraglutide par rapport au glimépiride a réduit ce risque de 13 %.

🩺Impact Clinique

Les hospitalisations étaient fréquentes dans l'étude GRADE, et les taux étaient presque identiques entre les groupes de traitement. La réduction faible, mais significative, du risque d'hospitalisations ultérieures chez les participants assignés au liraglutide par rapport au glimépiride peut influencer les décisions de traitement dans les populations similaires aux participants de l'étude GRADE.