📌Contexte & Problématique

Les patients atteints d'un carcinome hépatocellulaire non résécable ont un mauvais pronostic, et des traitements avec des bénéfices à long terme sont nécessaires. Cette étude rapporte les résultats d'une analyse intermédiaire pré-planifiée de l'essai CheckMate 9DW évaluant nivolumab plus ipilimumab versus lenvatinib ou sorafenib pour le carcinome hépatocellulaire non résécable en première ligne.

🧪Méthodologie

Il s'agit d'un essai de phase 3, randomisé, en ouvert, ayant inclus des patients âgés de 18 ans ou plus atteints d'un carcinome hépatocellulaire non résécable sans traitement systémique antérieur, dans 163 hôpitaux et centres de cancérologie répartis dans 25 pays. Les patients ont été randomisés (1:1) pour recevoir nivolumab (1 mg/kg) plus ipilimumab (3 mg/kg) par voie intraveineuse toutes les 3 semaines jusqu'à quatre doses, suivi de nivolumab 480 mg toutes les 4 semaines ou le choix de l'investigateur de lenvatinib (8 mg ou 12 mg par jour selon le poids corporel) ou de sorafenib (400 mg deux fois par jour) par voie orale. La randomisation a été stratifiée en fonction de l'étiologie, de la présence d'une invasion macrovasculaire, d'une propagation extrahépatique, ou des deux, et de la concentration de base d'alpha-fœtoprotéine.

📊Résultats Clés

Entre le 6 janvier 2020 et le 8 novembre 2021, 668 patients ont été randomisés pour recevoir nivolumab plus ipilimumab (n=335) ou lenvatinib ou sorafenib (n=333). La survie globale était significativement améliorée avec nivolumab plus ipilimumab versus lenvatinib ou sorafenib (médiane de 23,7 mois [IC 95% 18,8-29,4] vs 20,6 mois [17,5-22,5] ; hazard ratio 0,79 [0,65-0,96] ; p=0,018). Des événements indésirables liés au traitement de grade 3-4 ont été observés chez 41% des patients recevant nivolumab plus ipilimumab et chez 42% des patients recevant lenvatinib ou sorafenib.

🩺Impact Clinique

Nivolumab plus ipilimumab a montré un bénéfice significatif en termes de survie globale par rapport à lenvatinib ou sorafenib, avec une sécurité gérable, chez les patients atteints d'un carcinome hépatocellulaire non résécable non traité auparavant. Ces résultats soutiennent l'utilisation de nivolumab plus ipilimumab comme traitement de première ligne dans ce contexte.