📌Contexte & Problématique
La maladie de Crohn (MC) est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin entraînant des symptômes tels que douleurs abdominales, diarrhée, perte de poids, fatigue et des complications comme des sténoses et des fistules. L'ustekinumab est un anticorps monoclonal ciblant la sous-unité p40 des cytokines interleukine-12 et interleukine-23 (IL-12/23p40), impliquées dans la pathogenèse de la MC.
🧪Méthodologie
Revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés (ECR) d'une durée d'au moins quatre semaines comparant des anticorps monoclonaux anti-IL-12/23p40 à un placebo, à l'absence de traitement ou à un autre comparateur actif chez des personnes atteintes de MC active. Les bases de données Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), PubMed, MEDLINE et Embase ont été consultées.
📊Résultats Clés
Huit ECR impliquant 3224 participants atteints de MC ont été inclus. L'ustekinumab a diminué le nombre de participants n'ayant pas réussi à obtenir une rémission clinique à huit semaines par rapport au placebo (74% vs 87%, RR 0,85, IC 95% 0,81 à 0,89). Le traitement par ustekinumab n'a probablement pas entraîné plus d'événements indésirables graves par rapport au placebo (5% vs 6%, RD -0,01, IC 95% -0,03 à 0,01). Les données comparant l'ustekinumab à l'adalimumab sont très incertaines.
🩺Impact Clinique
L'ustekinumab réduit le risque d'échec de l'induction de la rémission clinique à huit semaines chez les personnes atteintes de MC. Il n'entraîne probablement pas plus d'événements indésirables graves par rapport au placebo. Les données sont insuffisantes pour conclure quant à la dose d'induction la plus efficace de l'ustekinumab chez les enfants. Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre l'ustekinumab et d'autres agents biologiques, tels que l'adalimumab, pour induire une rémission clinique à la semaine 8, mais les preuves sont très incertaines.