📌Contexte & Problématique

Une consommation plus élevée de légumes crucifères (par exemple, le brocoli) est associée à un risque plus faible de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires, mais les preuves causales sont limitées. Cette étude a examiné si la consommation de légumes crucifères améliorait le contrôle glycémique par rapport aux légumes racines/courges chez des adultes non diabétiques présentant une pression artérielle élevée.

🧪Méthodologie

Il s'agit d'un essai croisé randomisé et contrôlé comprenant deux interventions alimentaires de 2 semaines (300 g/jour de soupes de crucifères [actif] et de racines/courges [contrôle] avec des repas standardisés pour le déjeuner et le dîner) séparées par une période de sevrage de 2 semaines. Les participants étaient aveugles à l'attribution de l'intervention. Les mesures glycémiques étaient un critère d'évaluation secondaire prédéfini. La surveillance flash du glucose a mesuré le glucose interstitiel toutes les 15 minutes pendant les deux interventions. Les heures de repas et la consommation ont été enregistrées dans des journaux alimentaires.

📊Résultats Clés

Dix-huit participants (89 % de femmes) ont terminé l'étude (âge médian [IQR] : 68 [66-70 ans]). La variabilité glycémique était plus faible dans le groupe actif que dans le groupe témoin (différence moyenne : -2,0 %, IC à 95 % -2,8, -1,1, p < 0,001). La réponse glycémique postprandiale (PPGR) globale à 2 heures et l'aire sous la courbe (AUC) étaient plus faibles dans le groupe actif que dans le groupe témoin (différence moyenne : -0,14 mmol/L, IC à 95 % -0,24, -0,04, p = 0,005 et -20,1 mmol/L × min, IC à 95 % -34,1, -6,1, p = 0,005, respectivement), principalement en raison de la PPGR du dîner (p = 0,004 et p = 0,003, respectivement). Il n'y avait pas de différence dans le glucose continu moyen entre le groupe actif et le groupe témoin (p = 0,411).

🩺Impact Clinique

La consommation de légumes crucifères a amélioré le contrôle glycémique postprandial par rapport aux légumes racines/courges. L'impact clinique reste incertain et justifie des recherches supplémentaires, en particulier chez les personnes présentant un contrôle glycémique altéré.